Pixels gourmands

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dimanche 10 janvier 2010

Jhereg - Steven Brust

OK, j'avoue : j'ai supprimé les traces des coupes que j'ai opérées dans le texte.
Je voulais un échantillon représentatif du roman, qui garde son esprit, son rythme et son humour, tout en supprimant les informations superflues pour le non-lecteur. J'ai donc condensé 6 pages et demi (format poche) pour obtenir le texte ci-dessous. Hors mes écarts typographiques pour une meilleure lisibilité, le texte est conservé.



« Bon, dis-je. Crache le morceau. Que s’est-il passé ?
Un sourire flotta sur ses lèvres.
-- Pas grand-chose, fit-il. Seulement un message de la part du secrétaire personnel du Démon.

Gasp.
"Le Démon", puisque c’est ainsi qu’on l’appelait, était généralement considéré comme le numéro deux de l’organisation.

« Il veut te rencontrer. Il a sélectionné un endroit sur notre territoire pour la rencontre, pour ce que ça vaut… Le restaurant de La Flamme Bleue.
-- La Flamme Bleue, hein ? C’est un bon endroit pour tuer quelqu’un. De hautes cabines, des allées larges, une lumière ténue. Et situé dans un quartier où les gens s’occupent de leurs affaires…
-- C’est bien là. Il a fixé le rendez-vous à deux heures après midi, demain.
-- Dis-moi, comment t’y prendrais-tu pour tuer un assassin ? Particulièrement quelqu’un qui fait attention à ce que son comportement ne soit jamais répétitif ?
-- Hein ? Eh bien… tu organises une rencontre avec lui, comme le Démon est en train de le faire.
-- Exact. Et, bien sûr, tu fais tout ce que tu peux pour qu’il se méfie, non ?
-- Heu…. Peut-être que toi, tu fais ça, moi pas.
-- Bien sûr que non ! Tu fais en sorte que ça ait l’air d’un simple rendez-vous d’affaires. Et ça veut dire que tu t’arranges pour offrir un repas au type. Et ça veut dire que tu ne choisis pas un horaire comme deux heures après midi.

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samedi 23 mai 2009

La secte maudite - Robin Hobb : de la Mort et du Deuil

''On ne se rend compte de l'importance de quelqu'un dans sa vie que quand il est en danger de mort ; on se dit qu'on ne pourra pas continuer à vivre s'il lui arrivait malheur, mais le plus effrayant, c'est qu'en réalité on va continuer à vivre, on ne peut pas faire autrement, avec ou sans lui.
La seule question, c'est ce qu'on va devenir.''

Robin Hobb, La secte maudite, tome 8 de la série "L'assassin royal".

samedi 31 janvier 2009

Les lions d'Al-Rassan - Guy Gavriel Kay

"Il n'a pas véritablement reçu l'onction, avait dit Almalik , à Cartada. C'est de notoriété publique."
Rien que cette année-là, il y avait eu quatre faux Khalifes, un autre ici à Silvènes avant Muzafar, un à Tudesca, et ce malheureux enfant, à Salos. On ne pouvait laisser durer une telle situation. Les trois autres étaient déjà morts. Muzafar était seulement le dernier.
Le dernier seulement. Il y avait eu des lions en Al-Rassan, autrefois, des lions sur l'estrade royale, dans ce palais édifié pour faire tomber les hommes à genoux sur le marbre et l'albâtre, face à l'évidence éblouissante d'une gloire qui les dépassait.
Muzafar n'avait jamais véritablement reçu l'onction, en effet, comme l'avait dit Almalik de Cartada. Mais une pensée traversa l'esprit d'Ammar ibn Khairan alors que, dans sa vingtième année, il se tenait dans le jardin du Désir de l'Al-Fontina, à Silvènes, en train de nettoyer sa dague du sang écarlate d'un homme : quoi qu'il fît d'autre de sa vie, dans les nuits et les jours qu'Ashar et le Seigneur trouveraient bon de lui accorder sous l'orbe sacré de leurs étoiles, on ne le connaîtrait peut-être jamais plus autrement que comme l'assassin du dernier khalife d'Al-Rassan.
"Il vaut mieux pour vous aller rejoindre le Seigneur parmi les étoiles. Le temps des loups est venu, désormais", dit-il au mort étendu sur le rebord de la fontaine (...).