Pixels gourmands

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dimanche 9 août 2009

Auditorium - Cipher Prime (Dain Saint & William Stallwood)


Auditorium - Winter 2:4, une solution

Auditorium est un jeu de réflexion ainsi qu'un jouet musical et visuel. Il me fait un peu penser à Asteromix, d'une certaine manière, mais avec un côté ludique plus marqué, même s'il n'y a pas de bonne ni de mauvaise réponse. Chaque puzzle peut être résolu de différentes manières.


Auditorium - présentation

Dans chaque niveau se trouve une source de particules à la fois lumineuses et sonores, dont le flux a une intensité et un sens. Pour le manipuler, vous disposez de plusieurs outils qui vont vous permettre de le dévier, de l'attirer, de le réfléchir, etc.
Vous pouvez déplacer ces outils comme en changer la zone d'influence et la puissance par drag n'drop (glisser / déposer).
Pour passer au puzzle suivant, vous devez remplir des conteneurs ; leur jauge doit être au maximum. Une boucle audio est associée à chacun : plus ils récupèrent de particules, plus la piste musicale qui leur est associée est audible. Quand ils reçoivent tous suffisamment de flux, le morceau est complet.

Dans certains niveaux, il y aura quelques petits obstacles : des télétransporteurs de flux, des conteneurs demandant une couleur particulière de particules pour être activés...


Auditorium - Spring 3:2, une solution

Une démo (gratuite) est disponible sur le site playauditorium. Elle contient un monde tutorial plus une petite vingtaine de niveaux. Une sauvegarde s'effectue automatiquement entre chaque niveau.
Le jeu complet est disponible pour $10,99 (USD) par Paypal ou carte bleue.

mardi 17 février 2009

Du Jeu casual (partie 3 : la séduction de l'occasionnel)

Après quelques réflexions, un bon jeu casual, dans le sens "attrayant pour des gens qui ne sont pas habitués aux jeux vidéo (les fameux casuals)", ce devrait être un jeu anti-anxiogène :

  1. Se mettre à jouer ne doit pas me faire peur
  2. Jouer ne doit pas me faire sentir idiot
  3. Etre en train de jouer / avoir joué ne doit pas me faire sentir coupable.


Voyons cela d'un peu plus près...

Se mettre à jouer ne doit pas me faire peur

La minute de trop

Un non-joueur, lorsqu'il lance un jeu, est soit curieux, soit "obligé" par des circonstances sociales.
Et généralement, il n'a ni la même motivation ni la même patience (sans parler de l'expérience) qu'un joueur expérimenté pour tout ce qui est installation et configuration.
Donc, si ce non-joueur a une envie vacillante de tester ce jeu, et bien ce jeu ne doit pas lui laisser le temps de douter ! Il faut qu'il soit sitôt choisi, sitôt joué : le fameux "pick & play". Pas de temps mort où le non-joueur va se raviser car "il a mieux à faire", ou que "de toute façon il est trop nul à ce genre de truc", ou encore "il arrive même pas à installer ce machin et s'il continue il va tout casser".

Une saine émulation

Se mettre à jouer tout seul réclame plus de conditions favorables que si le non-joueur est en petit groupe. Il vaudrait mieux que notre jeu se prête bien à une démonstration. Car là, le non-joueur est coincé. Parce que s'il refuse, il vexe l'ami joueur en question (qui aime le jeu et qui pense que celui-ci lui plaira) ; ou alors il va "casser l'ambiance" ou passer pour quelqu'un de coincé, sans humour ni curiosité.
Ensuite, il y a l'ambiance (l'alcool...), la complicité, l'esprit de compétition, qui peuvent aider à sauter le pas.
Et puis le non-joueur voit un peu autour de quoi ce jeu-là tourne (parce que quelqu'un vient d'y jouer devant lui, qu'il lui en a parlé...).
Enfin, ce jeu-là est installé, lancé, configuré, et n'attend que lui pour être joué.

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mardi 30 décembre 2008

Du Jeu casual (partie 2 : la synthèse)

Dans la suite de la discussion déjà évoquée, TWRoO synthétise le point de vue que je préfère.

En fait, je ne pense pas que ce soit aussi simple que ça. Il y a des jeux qui sont bien adaptés aux joueurs occasionnels, comme Mario Kart ou Wii Sport. Mais ce ne sont pas des "jeux casual", parce qu'ils peuvent être joués d'une manière bien différente par nous, les joueurs avides.
Cependant je pense que certains jeux, parce qu'ils n'ont pas tant de contenu, ne peuvent vraiment pas être joués autrement que ponctuellement. On peut citer des jeux basés sur des quiz comme Buzz!, tout comme les compilations de mini-jeux de qualité inférieure.

TWRoO rangerait les jeux en quatre catégories :

  1. Hardcore : des jeux qui sont diaboliquement difficiles dès le tout début et qui ne peuvent être joués de manière superficielle ("casually"). Fire Emblem est le seul exemple qui me vient à l'esprit.
  2. Core : la majorité des jeux se situent ici ; la plupart des jeux de tir et des jeux d'aventure, GTA, Mario Galaxy, Banjo, Uncharted... Les joueurs occasionnels auront peut-être du mal à accrocher, mais généralement ces jeux sont suffisamment accessibles, avec une difficulté progressive.
  3. Passerelle ("bridge") : beaucoup de jeux soi-disant casual se situent ici. Ils sont conçus pour être faciles d'accès pour tous, mais ont une profondeur suffisante pour garder les joueurs sur la durée : Wii Sports, Mario Kart, Guitar Hero, Wii Fit...
  4. Casual : peu de jeux sont réellement casual ; ces jeux peuvent divertir tout le monde, mais leur usage se limite à de courtes sessions et ils n'apportent pas grand chose de plus une fois les premières heures écoulées : les jeux Eyetoy, Buzz, Wii Play, et quelques party-games parmi les plus pauvres.

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mardi 23 décembre 2008

Du Jeu casual (partie 1 : le débat)

Vous avez peut-être entendu des échos de la guerre entre hardcore gamers et casuals ? Ou en français, du conflit d'intérêt entre le noyau (ultra-)dur des passionnés du jeu vidéo, et les autres, les occasionnels qui ne se frottent qu'épisodiquement (et encore de manière très superficielle) à cet art numérique ?

Casual, kézako ?
D'après WordReference, casual signifie entre autres "détendu, décontracté, bon enfant", en un mot, une manière plutôt cool de prendre le choses. Plus objectivement, casual qualifie une fréquence discontinue : "de passage, temporaire, occasionnel, ponctuel".
Et puis casual a aussi une connotation péjorative, qui peut être à l'esprit de certains hardcore gamers : "désinvolte, superficiel" ; "fortuitement, accidentellement, distraitement". Blasphème ! Prendre le jeu, ce loisir ô combien sérieux, impliquant tant d'entraînement, de travail, de dépenses pécuniaires, d'accumulation de gestes techniques et de connaissances, de façon désinvolte ?! Considérer Wii Sports comme un représentant admirable du jeu vidéo ? Ou Cooking Mama ?
Qu'on brûle cet iconoclaste !!!

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