Pixels gourmands

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lundi 14 novembre 2011

Le Jardin d’Hiver – Dillies & La Padula

Couverture de Le Jardin d'Hiver - Dillies & La Padula
De nos jours, dans une ville anonyme, où la verticalité des bâtiments répond à la pluie qui tombe sans cesse...

Sam traîne sa vie entre un boulot minable et un appart' miteux. Seule sa relation avec Lili apporte un peu de beauté dans son quotidien.
Mais pourtant le jeune homme a du mal à s'ouvrir à elle : il n'aime pas se lier avec les autres. Ne serait-ce que discuter avec ses collègues ou ses voisins.

Et puis, un soir, une fuite l'oblige à franchir le pas...




J'aime beaucoup Renaud Dillies.

J'avais rencontré un jour Sumato, l'un de ses albums, sous les néons blafards d'un Cultura. Je l'avais dévoré debout, selon mon habitude, et (comme parfois) je me suis retrouvée les larmes aux yeux dans la grande surface. Si bien que lorsque j'ai croisé son auteur au Festival de la Bande dessinée d'Angoulême, je lui ai demandé une dédicace. Et ainsi, trois années d'affilée, j'ai collectionné ses dessins. C'était une sorte de rendez-vous sacré pour moi :)
Ses albums mêlent toujours mélancolie et musique, et sont toujours emplis de poésie. Par contre, les scénarios sont souvent très légers, et laissent la part belle aux atmosphères et aux sentiments qui prennent la largeur des planches pour s'exprimer.
Le Jardin d'Hiver ne fait pas exception, pourtant ce n'est pas Dillies qui est l'illustrateur, mais Grazia La Padula.


Pourquoi je recommande Le Jardin d'Hiver

Déjà, le design est intéressant. Je n'aime pas ces trognes déformées, ces couleurs brun-gris délavé qui sentent la déprime et les remugles d'arrière-cour, mais le dessin sert efficacement le propos. L'ambiance est tout de suite posée. Je suis sûre que pour certains, la couverture va tout de suite vous attirer, alors que pour d'autres, dont je fais partie, elle pourrait au contraire rebuter, mais passez outre, pour l'histoire.
Le scénario est peut-être faiblard, avec de surcroît un personnage principal apathique, sans désir, mais de quelle maestria Dillies sait-il faire la preuve dans la description des sentiments, et dans la trouvaille des petits instants de magie du quotidien, qui donnent toute la valeur de la vie !
C'est rien que pour cela que je vous invite à lire cet album : pour l'émerveillement. Pour le soleil après la pluie. Pour la beauté du premier pas hors du chemin tout tracé :)


Les quatre premières planches


Le Jardin d'Hiver - Dillies & La Padula, planche 1



Le Jardin d'Hiver - Dillies & La Padula, planche 2



Le Jardin d'Hiver - Dillies & La Padula, planche 3



Le Jardin d'Hiver - Dillies & La Padula, planche 4

vendredi 11 février 2011

Total Khéops - Jean-Claude Izzo

Je ne connais pas Marseille. Mes premiers contacts avec cette ville datent de la primaire, alors que j'ânonnais en cours les noms des plus grandes villes de France. Mais jamais, petite, je ne suis allée dans le Sud. Jusqu'à peu, j'avais toujours évité le quartier sud-est de l'Hexagone. Fille de l'Atlantique, je me sentais peu concernée par la Méditerranée, hormis pour ses grands récits et son histoire plus tumultueuse que ses flots.

J'ai retrouvé Marseille à vingt ans, toujours en classe - d'architecture cette fois-ci. Nous devions voir la ville dans les romans, avec des classiques comme Nantes et La Forme d'une ville de Julien Gracq, mais aussi Total Kheops de Jean-Claude Izzo. Adieu langue classique, bonjour polar. Le prof aimait ce livre, c'était visible, si bien que je mis la référence dans un coin de ma tête jusqu'au jour où je le dénichais chez le bouquiniste.


Le ferry pour Ajaccio quitta la darse 2. Le Monte-d'Oro. Le seul avantage de mon bureau miteux de l'Hôtel de Police est d'avoir une fenêtre ouvrant sur le port de la Joliette. Les ferries, c'est presque tout ce qu'il reste de l'activité du port. Ferries pour Ajaccio, Bastia, Alger. Quelques paquebots aussi. Pour des croisières du troisième âge. Et du fret, encore pas mal. Marseille demeurait le troisième port d'Europe. Loin devant Gênes, sa rivale. Au bout du môle Léon Gousset, les palettes de bananes et d'ananas de Côte-d'Ivoire me semblaient être des gages d'espoir pour Marseille. Les derniers.
Le port intéressait sérieusement les promoteurs immobiliers. Deux cents hectares à construire, un sacré pactole. Ils se voyaient bien transférer le port à Fos et construire un nouveau Marseille en bord de mer. Ils avaient déjà les architectes et les projets allaient bon train. Moi, je n'imaginais pas Marseille sans ses darses, ses hangars vieillots, sans bateaux. J'aimais les bateaux. Les vrais, les gros. J'aimais les voir évoluer. (...)

Le ferry s'était engagé dans le bassin de la grande Joliette. Il glissa derrière la cathédrale de La Major. Le soleil couchant donnait enfin un peu de chaleur à la pierre grise, lourde de crasse. C'est à ces heures-là du jour que La Major, aux rondeurs byzantines, trouvait sa beauté. Après, elle redevenait ce qu'elle a toujours été : une chierie vaniteuse du Second Empire. Je suivis le ferry des yeux. Il évolua avec lenteur. Il se mit parallèle à la digue Sainte-Marie. Face au large. Pour les touristes, qui avaient transité une journée à Marseille, peut-être une nuit, la traversée commençait. Demain matin, ils seraient sur l'île de Beauté. De Marseille, ils garderont le souvenir du Vieux-Port. De Notre Dame de la Garde, qu'elle domine. De la Corniche, peut-être. Et du palais du Pharo, qu'ils découvriraient maintenant sur leur gauche.
Marseille n'est pas une ville pour touristes. Il n'y a rien à voir. Sa beauté ne se photographie pas. Elle se partage. Ici, il faut prendre partie. Se passionner. Être pour, être contre. Être, violemment. Alors seulement, ce qui est à voir se donne à voir. Et là, trop tard, on est en plein drame. Un drame antique où le héros, c'est la mort. À Marseille, même pour perdre, il faut savoir se battre.

Et moi aussi je me mis à aimer Marseille. Des mots brûlants, la violence de la vie, la tristesse de la mort et des amitiés enfuies.

Mais je ne connaissais toujours pas Marseille.

Cela changea en 2009. Suite à mon stage chez Mindscape, je trouvai un poste dans le Sud, à Hyères. Mon premier contact fut de neige et de palmiers. Indéniablement, j'étais ailleurs''.

Je dus un jour me rendre à Marseille pour le travail. Je partis avec une collègue dans ma Twingo. Voyage sans encombre, et même une place de stationnement proche du lieu de notre rendez-vous, du côté de la gare, à la Belle-de-Mai, une ancienne friche industrielle en reconversion. Nous étions en avance, et décidâmes d'aller prendre un morceau. Nous descendîmes la rue encombrée de voitures des deux côtés (les vertus du stationnement gratuit), tournâmes à droite, fîmes encore quelques deux-cents mètres jusqu'à un kebab. Attente, commande, attente... Et là, coup de fil : "Bonjour, je viens de retrouver votre sac dans la rue". En moins de 15 minutes, des voyous avaient remonté la rue entière, fracassant les vitres, forçant les portières et rayant les carrosseries.

De Marseille, finalement, je ne connais qu'un commissariat et qu'un réparateur auto. Et la gentillesse de certaines personnes.
Et une littérature noire, amère comme un café avalé à petites gorgées, qui arrache des grimaces mais réchauffe quelque part.

samedi 16 octobre 2010

Renaud Hallée - Sonar


Rhythmic cycle w/ abstract animation.



Sonar est une animation 2D réalisée sous Flash par Renaud Hallée.
Elle fait notamment partie de la sélection officielle (hors compétition) du festival international d'animation d'Annecy de 2010.

En la visionnant, j'ai instantanément pensé aux expérimentations ludiques réalisées à l'ENJMIN. C'est toujours intéressant de voir comment est traitée la représentation du son (et sa génération interactive)...


Nota : j'ai créé ce billet fin mars. Oui oui, je suis toujours bel et bien vivante, et je préfère bloguer par plaisir que par remords :)

mercredi 7 juillet 2010

SUGIMOTO & MANABE - 自主制作アニメーション (the TV show)

Kousuke Sugimoto est un animateur autodidacte japonais spécialisé dans les clips musicaux. The T.V. show (sorti en 2009) est un très bon exemple de son talent. Attention, ça décoiffe !
La musique est signée Takayuki Manabe. Il a créé une électro rythmée, flirtant avec le chiptunes. Mais rien trouvé de probant sur lui en ligne :-/

mardi 29 juin 2010

Janol Apin - Metropolisson

Bonjour !
Je n'écris pas en ce moment, je le reconnais. Je travaille beaucoup, passe une partie de mes week-ends en escapades, et je prends petit à petit mes marques dans le quartier. Pour preuve, je me suis inscrite à la bibliothèque ! (Mais je cherche toujours une excellente boulangerie, même si une échoppe proche vend de délicieux croissants.)
A part ça, je me bats encore régulièrement contre mon appartement ou le mobilier ; derniers conflits en date : le frigo à tendance perfectionniste ("on m'a dit de faire du froid, -10°C, je trouve ça encore juste"), et le gros PC sadique ("Tu ne joueras jamais à The Witcher, niark niark niark. Tiens, prends ce BSOD dans ta face !").


La Rue des Boulets vue par Janol Apin (Metropolisson)

Et Pixels gourmands dans tout ça ? Je n'oublie pas pour autant mon blog, j'entasse marque-pages sur signets et autres post-its. Je vagabonde moins sur la Toile, mais une résurgence épistolaire épisodique se fait suffisamment sentir, parfois, pour que je relance Dotclear.
Par exemple, là, ce n'est pas loin de mon nouveau chez-moi ; la coïncidence s'est liguée avec mon humeur pour se concrétiser en ce billet !


Janol Apin (je subodore le pseudonyme) est un photographe qui aime les figurines de plomb mises en situation (comme moi !), mais qui aime aussi suffisamment le métro parisien pour jouer avec quelques-unes de ses stations. C'est ainsi qu'est née la série Métropolisson dont vous voyez ici quelques extraits.

La bibliothèque François Miterrand vue par Janol Apin (Metropolisson)

La Gare du Nord vue par Janol Apin (Metropolisson)

La Porte de Vincennes vue par Janol Apin (Metropolisson)


Merci au Démotivateur qui m'a fait découvrir cette série de photos :)

jeudi 27 mai 2010

ordinary life magic - RainScapes ("pluiesages")


Rainscapes : enfin de la pluie naquit la beauté

Stephanie est une maman américaine adepte d'une éducation alternative. Ne me demandez pas comment j'ai atterri sur son blog, ordinary life magic, je ne m'en rappelle plus. Elle semble avoir beaucoup de plaisir à faire mille activités avec ses enfants, et j'ai été séduite par ses "pluiesages", des œuvres à réaliser avec l'intervention de la nature.

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lundi 3 mai 2010

Studio JOHO - DAN the MAN



dimanche 28 mars 2010

Akiko Ida & Pierre Javelle - Minimiam


Akiko Ida et Pierre Javelle : Minimiam - Bento break

Cette photo doit vous rappeler cet article sur Mike Stimpson.


Akiko Ida et Pierre Javelle : Minimiam - Tarte imposée

Mon coup de cœur de la semaine dernière. Je cherchais des images de kiwis quand j'ai vu ces photos macros, improbables croisement entre les Little People de Slinkachu et les photos de bouffe dans les revues de cuisine ou les livres de recettes.

Akiko Ida et Pierre Javelle : Minimiam (sans titre) variation Chaperon Rouge

Minimiam ? Que des choses que j'aime : un univers poétique, une démarche ludique, un vrai talent artistique, et du bon miam (certes pixelisé, mais c'est tout de même appétissant).

Akiko Ida et Pierre Javelle : Minimiam - Paris-Brest

Si vous voulez des nouvelles fraîches d'Akiko Ida et de Pierre Javelle, les deux photographes derrière ce projet, je vous conseille leur blog, très régulièrement approvisionné avec des photos et des infos de derrière les fagots !

Akiko Ida et Pierre Javelle : Minimiam - Les épépineurs

Akiko Ida et Pierre Javelle : Minimiam - Marshmallow fellows

Hop hop hop : C'est par qu'il faut aller ! -^_^-

samedi 27 mars 2010

How to afford that $15 indie game (by Gamedrinkcode)

Encore un truc en anglais, mais quand c'est bien fait, pourquoi s'en priver ?

Le sujet : un joueur (américain) moyen est prêt à payer un jeu indépendant 10 USD, pas plus. Sauf que malheureusement, il peut y avoir un petit fossé (+50%...) entre le prix de vente et ce prix psychologique. Donc on pirate, ou on n'achète pas, tout simplement.
Mais après tout, cette hausse de 50% ne représente que 5 USD : ça doit bien être possible de les dénicher quand on voit le bénéfice, non ?


How to afford that $15 indie game (by Gamedrinkcode)

Attrapée au vol chez Gamedrinkcode.

mardi 23 mars 2010

Chamallions (les trucs ignobles aux pseudos-chocapics)


Chamallions, le résultat final

  • céréales croustillantes, type Cocopops, Frosties ou Chocapic,
  • chocolat (une tablette soit 100 grammes),
  • chamallows ou petits oursons à la guimauve,
  • carambars caramel classiques,
  • un peu d'eau,
  • un chouïa de beurre (pas nécessaire).



Chamallow + barre Lion = Chamallion

J'avais un reste de céréales Chocapic noname qui trainait sur mes étagères. Elles ne me tentaient pas - de plus je n'ai jamais été une très grande amatrice de ce type-là. Je me suis donc résolue à les utiliser dans une recette plutôt que de les bazarder ignominieusement. Et comme la société de consommation est bien faite, en voulant éviter le gaspillage, j'ai fait le plein de saloperies :


Chamallions, les ingrédients très... diététiques !

Oui, la junk food c'est mal...



Donc pour faire des "chamallions"...

Les ingrédients sont à utiliser à votre convenance (chocolat ou non...) et leurs proportions sont flottantes.
Évitez cependant de mettre trop de chamallows : le truc sera trop collant et impossible à démouler proprement si vous avez choisi l'option "mini-moule" comme moi. Clairement, quatorze c'était trop...

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jeudi 11 mars 2010

Closure - Tyler Glaiel


Parce que les papillons sont attirés par la lumière...


Closure - écran d'introduction


Closure est un jeu autour de la lumière, de la perception de la réalité : si vous ne le voyez pas, c'est que ça n'existe pas.
Cloisons, plancher : tout n'est qu'illusion. Tout dépend de ce qui est éclairé ; le jeu consiste à manipuler l'emplacement des sources lumineuses, par le biais d'interrupteurs et de torchères mobiles.

Dans l'exemple ci-dessous, vous venez de traversez un mur...

Closure - le principe : sans lumière, pas de réalité


Le côté réflexion est très fort, et prend largement le pas sur l'aspect plateforme. Pas besoin d'un niveau de dextérité élevé ; le sens du timing est parfois sollicité, mais malgré l'ambiance très fantastique, vous ne rencontrerez pas ici de monstres.


Closure - écran-titre

Les contrôles se font via le clavier : les flèches Gauche et Droite pour se déplacer, la flèche Haut pour les sauts, la flèche Bas ou la barre Espace pour manipuler les objets (sphères lumineuses et clés). Et évidemment, vous ne pouvez porter qu'un objet à la fois...
A noter : un système de sauvegarde automatique (vous pourrez choisir à l'écran titre parmi tous les niveaux que vous avez débloqués).
Cliquez ici pour jouer.

Ce jeu est sorti en 2009 et a fait beaucoup de bruit. Il a raflé pas mal de prix, récompensant notamment son gameplay, son design, et sa programmation.
Pourtant, il ne s'agissait que d'un prototype en Flash : l'équipe souhaite en effet développer un jeu complet pour PC et Mac, rebaptisé "Closure: on the EDGE of reality™" ; livraison prévue courant 2010.
Voici une démo technique du travail en cours :


mardi 9 mars 2010

Nojo - les Pokemons redessinés façon estampe


Malgré son petit côté Ōkami, l'estampe japonaise ci-dessous n'a pas été peinte par un membre du Studio Clover.


Le Typhlosion version estampe de Nojo

Le Tentacruel version estampe de Nojo

Le Raichu version estampe de Nojo


Et oui, il s'agit de Pokemons !
Les petites bestioles choupi kawaï ("mignon" en japonais) acquièrent un petit côté sombre grâce aux coups de pinceaux de Nojo, un Japonais dont le labeur (+ de 150 illustrations !) a été mis en valeur sur cette page.

Le Raichu version originale Le Tentacruel version originale Le Typhlosion version originale
Les versions originales de Typhlosion, Tentacruel et Raichu (dans l'ordre d'apparition dans ce billet) :


Et si vous avez un trou de mémoire face aux noms si bien trouvés des boules de poils, vous pouvez regarder ici...


Information récupérée via Gossip Gamers.

dimanche 7 mars 2010

Clients From Hell - A collection of anonymously contributed client horror stories from designers.

I need you to make the website black and white but include as much color as possible.

Je suis désolée pour les anglophobes, mais cet article va parler de Clients From Hell, un site qui n'est qu'en anglais.
En plus, c'est le genre de site (comme danstonchat ou viedemerde) qui est un gouffre à temps insondable - comme la rapacité, la bêtise ou l'ignorance crasses démontrées dans ces petites histoires.

  • Let’s negotiate on the price. Don’t forget, my wife can do this for free.
  • But I thought you were a ‘FREElancer’ !


Car être un designer de site web, ce n'est pas de tout repos. Entre le client qui ne pourra pas travailler avec vous car vous êtes, disons, Balance, ou celui qui vous dit que son neveu peut finalement faire mieux et qui plus est gratuitement, c'est à vous dégoûter de vous mettre en auto-entrepreneur dans le milieu.

Rassurez-moi, vous ne le vouliez pas, hein ? ;-)

vendredi 5 mars 2010

Heavy Rain - Quantic Dream : la démo Youtube

J'avais parlé il y a quelques temps du système d'annotation sur les vidéos que permettait dorénavant Youtube. Je m'étais alors fendue de quelques exemples à valeur ludique. La branche scandinave de Playstation a décidé d'utiliser ce support à sa juste valeur pour faire la promotion du jeu PS3 (en exclusivité).
Ça tombe bien, Heavy Rain a un petit côté Livre dont vous êtes le héros / film interactif, et même si l'expérience n'est qu'une approximation du jeu, elle est loin d'être déplaisante...
A la fin de chaque vidéo, cliquez sur l'action que vous désirez entreprendre. Je suis loin d'avoir testé toutes les possibilités intégrées ici, mais on voit bien les limites imposées par la narration et l'avancement dans le jeu, je trouve.


Le tueur à l'origami rôde. Il a encore frappé. Vous avez une piste : le père d'une victime, un épicier, sait peut-être quelque chose. Mais comment allez-vous l'aborder ?
Faites vos choix mais rappelez-vous que chaque acte porte ses conséquences...


Seul petit problème : ce "jeu" est bien entendu en anglais non sous-titré, donc difficile de tout saisir sans maîtrise de la langue de Shakespeare.


Pour me faire pardonner, voici un lien sur Café Salé où vous trouverez quelques magnifiques concept-arts du jeu. Vous pourrez d'ailleurs y apercevoir l'épicerie où se déroule la scène ci-dessus !

mardi 2 mars 2010

What type are you?

Voici pour aujourd'hui un "test vidéo" (english only) pour découvrir votre (police de) caractère(s).
Êtes--vous plutôt fonceur, tendance S(h)érif, ou vulnérable, sensible à la casse ?
Avez-vous un joli matelas de graisse sur votre panse, ou êtes-vous d'un caractère mobile ?

Le test typo de Pentagram, première question

Le test "what type are you?" ne vous posera sans doute pas ces questions, mais il est joliment réalisé (au temps pour la pub de l'agence de com à l'origine).
Un psy chevronné vous posera quatre questions de type A/B, puis déterminera votre typ(ographi)e.

Le test typo de Pentagram, mon résultat

Je suis une Dot Matrix, et j'avoue que j'aime assez le résultat ! Et vous ? Sur quoi tombez-vous ?

Nota : le site ne permet malheureusement pas de naviguer facilement d'avant en arrière, et pire, ne garde aucune trace de votre passage (pas d'identification possible) : il vous faudra donc refaire le test si vous avez manqué quelque chose... Par contre, vous pouvez visionner toutes les vidéos de type à la fin.

Le test typo de Pentagram, font Dot Matrix

dimanche 28 février 2010

Otoyomegatari - Kaoru Mori : making-of

Emma vs Otoyomegatari


Making-of d'Otoyomegatari de Kaoru Mori
Je suis tombée amoureuse de la dernière œuvre de Kaoru Mori, la mangaka derrière Emma. Si j'avais bien aimé cette romance entre soubrette et fils de bonne famille à l'ère victorienne, je n'avais pas pour autant eu un vrai coup de cœur. Le dessin est de bonne qualité, j'apprécie le côté exotique de la société londonienne de l'époque, qui pimente agréablement la mayonnaise, mais le scénario est décidément trop longuet à mon goût.
Je l'avais donc emprunté avec ferveur à la bibliothèque de Hyères, mais avait finalement résolu de ne pas l'acheter.

Ma résolution risque d'être différente avec Otoyomegatari, en cours de parution au Japon (ils en sont à la moitié du deuxième tome).
L'histoire se déroule dans l'Asie Centrale du XIXème siècle, et commence par le mariage arrangé entre une une vieille fille de 20 ans et un garçon de 12 ans.
S'ajoute à cela un certain choc des cultures, puisque lui habite une petite cité rurale, alors qu'elle a été élevée dans une tribu nomade.

Le scénario est sympathique pour le moment, sans pathos, avec la sensibilité habituelle de Mori. Et ça bouge plus qu'Emma, car l'héroïne est quand même plus sportive... La preuve :

Kaoru Mori : Otoyomegatari, scène de chasse


Le making-of d'une page de manga

Comme vous pouvez le constatez, les dessins sont sublimes. D'où la question : "comment une planche de manga est-elle dessinée ?". Kaoru Mori a eu la gentillesse de répondre à une longue interview (en japonais évidemment) et de se prêter au jeu des photos, et surtout des vidéos de son travail. Pour la "lire", cliquez ici.

Mais clairement mieux vaut aller sur Youtube et regarder les 6 vidéos, qui vont de l'esquisse à l'application des trames, en passant par l'encrage. A priori, elle passe de 3 à 4h pour chaque page.

Le dessin de base

Le croquis est réalisé au crayon de papier.

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mercredi 24 février 2010

Roland Tiangco - Dirt Poster


Roland Tiangco - Dirt Poster : comment se salir les mains

Un poster parachevé par son destinataire, ses mains salies par les pigments en poudre recouvrant le verso.
Premier avatar (épuisé) d'une série de posters prévue par Roland Tiangco.

Marque-pagé chez la Swiss Miss.

lundi 22 février 2010

Le dernier de son espèce - Andreas Eschbach

"Andreas Eschbach"... Ce nom vous dit peut-être quelque chose. Il a écrit l'étrange Des milliards de tapis de cheveux (un bouquin que j'ai trouvé passablement déprimant, je dois l'avouer), et le très bon Jésus vidéo.

Je m'excuse, ce passage est situé à la fin (page 234 sur les 292 que compte l'édition de l'Atalante). Mais pour moi, cet extrait capture l'un des messages essentiels du livre, et reflète la grande place qu'occupent les réflexions philosophiques : Qui suis-je ? D'où viens-je ? Comment suis-je arrivé là ?
Et puis il ne spoile rien de l'histoire.

Dans ce livre, qui se passe sous Bush Junior, nous suivons un cyborg mis à la retraite - voire hors service. Duane Fitzgerald était un vaillant marine, maintenant c'est un reclus, qui cache son lourd secret dans une petite ville irlandaise. Il craint d'être renvoyé dans une base militaire américaine, et fait tout son possible pour garder profil bas, jusqu'au jour où quelqu'un le recherche...
En lisant ce roman, je me suis rappelée avec émotion de Günther et Anna Navarre, du jeu culte Deus Ex. Eux qui se sentaient dépassés, et inutiles...


Sommes-nous encore des hommes ? Nos implants d'acier nous rendent-ils moins humains ? (...) Quelle part d'humanité les machines nous ôtent-elles ?
Je ne crois pas que ce soit la bonne question, car elle repose sur un présupposé. Les machines nous ôtent-elles une part d'humanité ? Telle est la bonne formulation.
D'ailleurs, les machines en sont-elles capables ? Je ne pense pas. La calculatrice nous a-t-elle rien ôté du simple fait qu'elle peut aussi calculer ? L'ordinateur ? Notre humanité se trouve-t-elle réduite du simple fait qu'un ordinateur puisse être champion du monde d'échecs ? Et de quelle manière ? Irons-nous ensuite boire un verre avec la machine victorieuse ou le tragique perdant ?
Si nous construisons des machines, n'est-ce pas précisément afin qu'elles accomplissent certaines tâches mieux que nous ne le ferions nous-mêmes ? N'est-ce pas dans ce but que nous produisons des pelleteuses, forgeons des marteaux, posons des lignes téléphoniques dans le monde entier ?

Et si des machines, des os en acier, des yeux artificiels devaient effectivement nous voler notre humanité, que penser de celui qui porte une hanche artificielle ? Un pacemaker ? Des broches ? Un appareil auditif ? Des lunettes ? Où se situe exactement la frontière ?
Si un homme doté d'un cœur artificiel n'est plus un homme, quel sens y a-t-il à lui en implanter un ?

dimanche 21 février 2010

Mes trois extensions Firefox indispensables

Hum... Pixels Gourmands est un peu tristouille en ce moment, je m'en excuse. J'ai été plutôt occupée ces derniers temps, entre ma visite du Festival de la BD d'Angoulême, la perte de mon porte-feuille (et sa récupération -intact !- au commissariat, merci Anonyme bienfaiteur !), mon boulot à Quixys, les réunions de Niort en Bulle, et mes entretiens sur Paris qui ont mené à la décroche d'un CDI...


Donc je vais vous parler aujourd'hui des extensions sans lesquelles je ne pourrai vivre (ceci est une hyperbole, mais quand je dois utiliser le PC de quelqu'un d'autre, je suis très très malheureuse)...

FireGestures

Une petite digression pour commencer. Quand j'ai utilisé Internet pour la première fois, c'était par Internet Explorer. C'est un peu le navigateur de base, et c'était celui installé par défaut au CDI de mon collège comme à la maison. Et puis, bien plus tard, un ami m'a fait découvrir Opera.

Extension Firefox Firegestures : commander d'un coup de baguette magique Opera... C'était passer de la flûte à bec à l'orchestre symphonique... Wahou ! Il y avait des onglets, et puis en plus on pouvait lui dire de faire des trucs en dessinant des runes avec le bouton droit de la souris !

Opera, ça a été un coup de cœur, un vrai. L'histoire d'amour a duré quelques années, jusqu'à ce qu'on ne se supporte plus : il y avait trop de sites sur lesquels il ne voulait pas travailler correctement (à moins que ce ne soit l'inverse ?). Je suis donc -enfin- passée à Firefox, qui avait fait son trou pendant cette période, et surtout qui pouvait se targuer d'une meilleure compatibilité à l'époque,

Extension Firefox Firegestures : enregistrer ses propres runes
Mais bon, mes petites runes me manquaient : pouvoir rapidement fermer un onglet, le rouvrir (^_^"), naviguer entre eux, ouvrir une nouvelle fenêtre...

FireGestures fait tout ça et bien plus. Et évidemment vous pouvez configurer vos propres runes/scripts (suivant l'ordre des directions).

Maintenant, il ne reste plus qu'à implémenter cette fonctionnalité dans un OS. J'en ai marre d'essayer de fermer l'explorateur Windows ou de faire "Précédent" dans le vent...



Xmarks (anciennement Foxmarks)

Comme toute bonne geekette, j'ai plusieurs ordinateurs : j'ai mon gros fixe, mon portable, et le PC du bureau. Et j'adore aussi les marque-pages. Je n'arrive pas à intégrer les delicious et autres stumbleupon à mon mode de fonctionnement habituel, et le partage des signets entre mes différents PC était juste une torture. Jusqu'à ce qu'on me fasse découvrir Xmarks.
Cette extension fait plein d'autre choses, mais elle fait surtout bien la synchronisation des marque-pages, et c'est tout ce que je lui demande...

Extension Firefox Xmarks : synchroniser ses marque-pages sur tous ses PC


Lazarus

Lazarus répond aussi à l'un des mes grands besoins : récupérer les données perdues après un %£#¤& de crash. Ou parce que j'ai mis un peu trop de temps à polir mon texte. Voilà. Il y a des jours où vous écrivez sur un blog, ou vous remplissez le formulaire d'un site, ou vous tapez votre CV... pour rien.

Lazarus garde en mémoire (en tout cas la plupart du temps) ce que vous avez tapé, formulaires y compris (il remplit tous les champs). C'est merveilleux. C'est un soulagement.

Extension Firefox Lazarus Recovery : pour en finir avec les crises de nerfs


Et vous ? quelles extensions me conseillez-vous ?

mardi 26 janvier 2010

UPular Remix - Pogo




Pogo est un musicien de 21 ans originaire de l'Australie, connu pour ses compositions électro. Sa spécialité : enregistrer des extraits de bande-sons de films, les transformer et les assembler ensemble pour former une nouvelle pièce musicale. Il a notamment travaillé à partir de scènes d'Alice au Pays des Merveilles (la version de Disney), ‘Mary Poppins’, ‘Hook’, 'Terminator 2' ou ‘Charlie et la Chocolaterie’.
Malheureusement, il n'a pas vraiment l'approbation des ayant-droits, et c'est ainsi que la distribution de son œuvre est parfois limitée. Par exemple, Disney lui a demandé de retirer de Youtube tous ses mashup réalisés à partir de leurs films, mais lui a commissionné par la suite Upular !

En général, Pogo met de quelques jours à quelques semaines pour composer un morceau. Il utilise Adobe Audition (sampling), FLStudio (montage audio) et Sony Vegas (montage vidéo). En ce qui concerne les samples, il ne fait que changer leur pitch ou leur durée.

Vous pouvez télécharger la plupart de ses morceaux sur son Lastfm.


Lien en petit bonus, en souvenir du seul film de Disney qui m'ait fait pleurer pendant les trente premières minutes de la séance... en partie à cause du fameux court-métrage Partly Cloudy.


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